Samedi à la Manifestation !


La FCPE Nationale n’est pas hostile à la réforme des collèges, elle est même dans un soutien qui sur le terrain meusien n’est pas partagé. La seule demande de la FCPE Nationale est de réclamer plus de moyens pour cette réforme.

Le projet du collège de la FCPE Nationale comportait bien d’autres volets et notamment sur la vie des collégiens au collège… Mais tout cela est passé à la trappe.

Cette réforme du collège est présentée sous de fortes et bonnes valeurs mais une fois qu’on a gratté le vernis, la réalité est tout autre.

Pour la Meuse, les difficultés vont être accrues avec cette réforme. L’inégalité ou plutôt l’inéquité des chances va s’accroitre. La mixité sociale recherchée n’est juste pas possible au coté des collèges privés. Les distances entre les collèges dans le milieu rural entrainent des disparités géographiques d’enseignement qui seront présentes d’avantages avec des autonomies de collège se traduisant par des disparités d’option, là où aujourd’hui les options décriées étaient accessibles à tous, dans tous les collèges. Quant à l’enseignement bi-langue allemand et les sections européennes, cela va simplement disparaître en Meuse alors que nous sommes proche de la frontière et que cela sert aussi pour des emplois au Luxembourg. Mais la FCPE Nationale a aussi raison, l’absence de moyen est importante et les DGH des collèges déjà réduites au minima avant la réforme entraine une incapacité de mettre en place le travail par petits groupes. Rien que sur ce thème, on ne peut pas rester en accord avec le ministère et sa vision de la réforme. Cette année, certains collèges meusiens ne peuvent plus maintenir les clubs sur les temps de pause méridienne faute de moyen, ne peuvent maintenir des options faute d’heure dans les DGH, ne peuvent plus faire des heures d’aide personnalisée toujours faute d’heure dévolue à autre chose que ce qui est primordial.

Défiler samedi, c’est donc non pas rejeter en bloc cette réforme, c’est rejeter les méfaits qui concernent le milieu rural, les méfaits qui entrainent une concurrence dévoyée entre public et privé, et c’est demander une autre réforme qui laisserait une place plus importante à des moyens supplémentaires pour que le travail des enseignants puisse se faire d’avantages en petits groupes, des temps d’apprentissages d’une meilleure qualité.

Cumuler inéquités territoriales et inéquités sociales n’est juste pas envisageable ! Samedi, je serai donc à Paris, et vous, vous serez où ?

Sébastien WIRTZ

Président FCPE Meuse

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